GALERIE BERNARD CEYSSON

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Marc Devade

12 Mai - 30 Juin 2011 



Artiste de l'exposition :
Marc Devade, Plus d'infos sur Marc Devade


 





Notice de l’exposition :



 Marc Devade, « cadanceur » de toile


Marc Devade peignait comme un danseur. Il composait ses toiles comme d’autres des ballets, en mêlant des pas à des figures. Les preuves de sa virtuosité rythmique sont données en 1973 dans la revue Promesse. L’artiste publie un texte cadencé de phrases longues et ponctuées pour expliquer viscéralement comment lui vient la peinture. Ce manifeste semble avoir été pensé comme un tableau, par calibrage des mots en lignes équivalentes à celles du pinceau :
« Je peins toujours en urgence, après concentration-concentré brisé, qui se brise sur carré, rectangle, lui-même concentré, sur un matériel résistant – c’est le choc de deux résistances, état dialectique, électrique, qui me permet de passer à travers l’écran de la toile ».


Cette phrase se lit en bousculade, mais rend compte d’une métrique innée, d’un sens des proportions qui, du cerveau à l’œil, passe à travers le corps pour devenir chorégraphique. « La peinture me danse » écrit Devade, pour souligner qu’elle lui demande d’être à la fois métronome et spontané. C’est la tension des deux états qui traverse son œuvre. Auteur d’une abstraction géométrique, il est d’abord un peintre de dessin, d’aplats et d’espaces. Sa conversion dans la couleur diluera les plans orthogonaux en formes de tropisme et fera de lui un peintre des mouvements indéfinissables. Balancé entre le disegno (le dessein) et le colorito (le colori), Marc Devade ravive avec les autres membres de Supports/ Surfaces un débat qui opposait au temps de Rubens et Poussin la rigueur du trait à l’irrationalité du ton.


Tout autant qu’il connaît l’histoire de l’art, Devade en explore la géographie. Il marche à pas de bourrée d’Est en Ouest pour enjamber avec le même élan la Révolution Culturelle chinoise, le suprématisme russe et le minimalisme américain. A la fin des années 60, cette liberté référentielle est l’apanage d’un esprit invertébré, souple de tous les fantasmes et désarticulé. Il faut comme le suggère Bernard Ceysson, oublier les sommes d’exégèses ennuyeuses sur cette œuvre et n’en retenir que la subversion allègre, le gai savoir et la beauté.

Alexis Jakubowicz
 





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