GALERIE BERNARD CEYSSON

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Franck Chalendard - Peintures sur papier

16 Septembre - 22 Novembre 2010 



Artiste de l'exposition :
Franck Chalendard, Plus d'infos sur Franck Chalendard


 



Vues d'ensemble :



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Notice de l’exposition :



 La galerie Bernard Ceysson présente, à Saint-Etienne, du 16 septembre 2010 au 15 janvier 2011, une exposition de peintures récentes et de travaux sur papier. Quelques œuvres plus anciennes rappellent le parcours de l’artiste qui, depuis, le milieu des années quatre-vingt-dix a entrepris une sorte de circumnavigation d’archipels en archipels, d’iles en îles, sur le vaste océan de l’abstraction.

Franck Chalendard poursuit, en effet, avec une constance remarquable son exploration du thésaurus de formes, de motifs, amassé par les peintres abstraits modernistes, tout au long du XXe siècle, et légué, en quelque sorte, à la génération d’artistes à laquelle il appartient. Il revient à cette génération de l’exploiter, de le faire fructifier, en quelque sorte d’attester que l’abstraction est, depuis toujours, un art durable comme l’art des musées. Mais qu’il faut, comme pour s’en débarrasser, porter à ses limites, épuiser ce répertoire de formes et de motifs que l’abstraction peut permettre à un artiste, aujourd’hui, de représenter et de configurer. D’où ce constat, en face d’œuvres abstraites contemporaines, qu’elles mettent en représentation, qu’elles figurent ces formes et ces motifs et, que ce faisant, en les configurant, elles les rendent illisibles, bref qu’elles les défigurent. Chacune de ces abstractions contemporaines semble, souvent, vouloir comme mettre en abyme toute la peinture abstraite. En fait, toutes délivrent les abstractions modernistes des idéologies, des symboliques, des feuilletés de signifiés qu’elles voulaient incarner en peinture. Elles les libèrent de l’histoire ou plutôt des aspirations aveniristes qui animent les œuvres mêmes qui appellent à un retour à la tribu primitive. Elles accomplissent ainsi l’abstraction dans la postmodernité ou plutôt dans ce déjà après la postmodernité où toute formulation artistique ne se relie à une autre que par une sorte d’agrégation imprévisible comme s’ajustent les fragments de tissus qui constituent les supports et les surfaces des « raboutages » récents de Claude Viallat.

Il semble s’opérer dans ces œuvres comme une sorte de déconstruction de l’abstraction moderniste radicalement indifférente aux enjeux et aux visées déconstructives du moment structuraliste. Cette déconstruction semble vouloir réduire l’œuvre à un jeu, à un lancer de dés. Elle peut ainsi accomplir l’oeuvre dans la pureté de la monochromie, ou au contraire, l’exalter dans une « ichromie » - pour reprendre l’intitulé d’une série de peintures souvent sur bois de Franck Chalendard - dissonante, ordonnée par une architecturation savante, mais s’autodétruisant, des formes et motifs. Il y a dans les abstractions récentes, comme dans les peintures récentes de Franck Chalendard, des jeux maniéristes jouant avec les distorsions possibles de la grille minimaliste, s’abandonnant parfois à des sortes d’à peu près, de presque rien. Ces œuvres semblent relever d’un à quoi bon qui, paradoxalement, porte leurs auteurs, à une sorte de quête sysiphéenne d’un absolu improbable. Quête absurde, vécue comme telle, réitération acharnée d’une tâche sans finalité, sans queue ni tête, pour reprendre une fois de plus le titre d’une série d’œuvres majeures de Franck Chalendard. Mais face à leur face, ce qui est espéré, c’est que s’impose, dans l’intensité de la couleur, la vibration de la lumière qui se propage de l’intérieur de l’œuvre à ses bords, la présence d’un je ne sais quoi attestant d’un saut possible au-delà du désespoir. C’est cette apparition que l’on devine, dont l’on pressent l’avénement, dans les œuvres d’Helmut Federle, de Susan Frecon, de Mary Heilmann et de Franck Chalendard, qui nous arrête, s’offrant, fragile, ténue, intangible, à notre regard non pas médusé, mais captivé parce que nous voilà, tout soudain, apaisés, allégés du fardeau du quotidien et des habitudes qui encrassent.

Et puis, il y a, chez Franck Chalendard, la couleur et ses pouvoirs enchanteurs, décoratifs sans l’être, cette somptuosité sans pareille qui porte les couleurs à la plénitude ! Et, dans les œuvres dernières, ces plans qui glissent sur le plan de la toile et qui ne glissent pas. Ils ouvrent, à qui sait voir, l’œuvre à ce moment où, entre la sérénité et l’inquiétude, nous pouvons danser sur le fil du temps.

Bernard Ceysson 





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