Bagarre Générale - 5 Ans

24 Mars - 15 Mai 2011

Saint-Etienne



Artistes de l'exposition : Patrick Saytour
David Wolle
Claude Viallat
Daniel Dezeuze
Assan Smati
Jean-Marc Cerino


 La galerie de Saint-Étienne a cinq ans. Un bel âge ! Un cap a été franchi non sans difficultés. Mais, aujourd’hui, chaque jour qui passe laisse espérer un lendemain. La galerie peut oser se rêver un avenir et s’employer à le construire. Après que la rue de la Mulatière fut devenue, suite à l’effondrement d’un immeuble, un monde clos, fermé, en proie à des bagarres générales spectaculaires - alors même que nous donnions à une exposition ce titre inspiré de Dada, d’Arthur Cravan et de Ben -, la galerie fut transférée rue des Creuses. Dans cette rue passagère, mais paisible, la galerie a trouvé le bel espace et les bonnes hauteurs sous plafond qui conviennent aux présentations des œuvres des artistes qui, depuis sa création, l’ont accompagnée dans une aventure jugée alors improbable et bien incertaine. Mais, aujourd’hui, la galerie a cinq ans. Déjà une histoire ! Au cours de ces cinq années, elle a voyagé, essaimé, fondé, comme on disait autrefois, des comptoirs. Elle s’est installée à Luxembourg, puis à Paris. De ce déploiement qui permet aux artistes qu’elle défend de donner à voir leurs œuvres dans une aire plus vaste et de les inscrire dans le réseau des centres artistiques internationaux, la galerie en est redevable aux artistes et aux collectionneurs qui lui ont témoigné, dès ses débuts, dès son ouverture stéphanoise, leur soutien et leur confiance. Nous tenons à leur exprimer notre bien vive gratitude.

C’est pourquoi cette exposition - comme celle qui, à l’origine, rassemblait dans le no man’s land de la rue de la Mulatière, les œuvres de ceux qui participèrent à sa fondation et aux « bagarres » qui émaillent le cours de la vie de toute entreprise humaine - s’intitule à nouveau Bagarre générale. Ce qui signifie et atteste la bonne santé de la galerie. Cette exposition, nous la voulons témoignage de reconnaissance et d’amitié à Jean-Marc Cerino, Franck Chalendard, Daniel Dezeuze, Assan Smati, Patrick Saytour, Claude Viallat et David Wolle. Ce choix était, dès le début, significatif de la « ligne de la galerie » qui entend bien ne pas se laisser piéger et enfermer dans la soumission aux dogmes et conventions esthétiques quels qu’ils soient, c’est-à-dire à s’engluer et envaser dans la crasse des habitudes. Les œuvres des artistes qui sont venus s’agréger à ces premiers partenaires confirment cette « ligne » que la galerie entend bien tenir au cours de sa vie à venir. Certains des artistes « fondateurs » étaient alors déjà célèbres. D’autres l’étaient moins, mais à voir leurs travaux on leur pressentait une notoriété désormais acquise. Leurs œuvres, à tous, figurent, en effet, dans de très bonnes collections privées et dans de nombreuses collections publiques, en France, en Europe, en Asie et aux États-Unis.